Conflit en Casamance: Le département de Goudomp adhère a la démarche du groupe de recherche pour la paix

 

Par Samsidine NIASSY (Actu24, ZIGUINCHOR)

Situé au sud de la région de Sédhiou, Goudomp est à ce jour le département qui a le plus souffert pendant les années de conflit armé qu’a connu la région naturelle de la Casamance. C’est ainsi qu’après la zone des palmiers il y’a quelques semaines, le groupe de recherche pour la paix en Casamance (GRPC) était dans le Balantacounda ce lundi 20 mars 2017 pour y rencontrer certains leaders et porteurs de voix dans le cadre d’un retour définitif de la paix dans cette partie méridionale du pays.

Robert Sagna et les membres du GRPC ont été reçus par le maire Abdoulaye Bosco Sadio qui avait à ses côtés les notables et autres guides religieux pour parler de paix. Dans son allocution de bienvenu, le maire dira que le département de Goudomp est le plus meurtri de la région car, plusieurs actes de banditisme et d’incursions de bandes armées étaient souvent notés et c’est ainsi que le 10 mai 2012 alors que le village de Birkama organisait son Gamou annuel, des assaillants furent irruption vers deux heures du matin en tirant plusieurs coups de feu en l’air pour disperser les fidèles. Ils s’emparèrent des recettes posées sur la table d’honneur, ils dépouilleront aussi par la suite certains commerçants de leurs marchandises et autres téléphones portables avant d’emporter plusieurs têtes de bœufs en prenant en otage une trentaine de jeunes pour le transport de leur butin jusqu’à Signou un village de l’autre côté de la frontière avec la Guinée Bissau. La commune de Goudomp et les villages alentour étaient devenus des zones à haut risque  et des actes de banditisme faisaient pignon sur roue dans cette partie sud de la région de Sédhiou. La prise d’otages comme boucliers, réussit bien aux bandes armées et les militaires ne peuvent intervenir car, il y va de la sécurité des personnes prisent en otage. A sa suite, le ministre d’Etat Robert Sagna dira, que la paix n’est pas un simple mot mais, un sacerdoce que les populations doivent s’approprier pour accompagner cette dynamique de paix qui se pointe à l’horizon. Les dégâts économiques et sociaux causés par ce conflit doivent nous pousser à nous unir pour que la Casamance naturelle puisse retrouver ses plus beaux habits que nous ont légués nos ancêtres. Vous savez, le département de Goudomp qui jadis, faisait la fierté de la région, doit et a l’obligation de redevenir le poumon économique de cette partie sud du pays. Les effets néfastes causés par ce conflit sont crées par nous même je ne peux moi seul guérir la Casamance et c’est avec vous que cette paix doit voir le jour. Le chemin est long mais, nous n’avons pas le droit de baisser les bras personne d’autre ne pourra ramener cette paix sans la volonté manifeste des hommes, femmes et surtout des jeunes de la région naturelle de le Casamance a-t-il conclu.

Cette rencontre a été présidée par l’adjoint au préfet du département Babacar Sarr qui avait à côté de lui la totalité des maires du département.  

                       

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