Sénégal-Cour pénale internationale contre certains dirigeants africains: l’Ucaes vote pour l’«Afrixit»

 

 

L’union des conseillers des affaires étrangères du Sénégal (UCAES) a tenu hier, mercredi 19 avril, sa 3ème édition de l’«Agora diplomatique» au ministère des affaires étrangères du Sénégal avec comme thème cette année «L’Afrique et la justice pénale internationale».

La Cour pénale internationale de la Haye n’a jamais été autant critiquée sur le continent africain. Pour cause, sur 10 procès intentés contre des dirigeants ayant commis des exactions telles que crime de guerre, crime contre l’humanité…, les neuf concernent les dirigeants africains. Ce qui poussent certains spécialistes en droit international comme le professeur Mactar Camara de la faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar à parler de «chasse raciale», «de néocolonialisme» ou encore de «cour pénale internationale exclusive pour l’Afrique». 

Comme alternative à cette situation, les Etats africains à l’image du Kenya se sont inspirés du «Brexit» (terme britannique qui désigne la sortie de l’Angleterre de l’Euro, Ndlr) pour créer l’«Afrixit» qui désigne la sortie de l’Afrique de la Cour pénale internationale. Cette tension se fait de plus en plus sentir depuis le procès de l’ancien dictateur Hissène Habré au Sénégal qui démontre que les Africains sont capables de juger leurs anciens dirigeants eux-mêmes. 

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