Ziguinchor: Abdoulaye Diawara le seul rescapé de la tuerie de Borofaye raconte son calvaire

 

Par Samsidine NIASSY (Actu24, ZIGUINCHOR)

24 heures après la tuerie de la forêt de Boffa et à l’occasion de l’inhumation des premiers corps, Abdoulaye Diawara seul rescapé de ce que l’on peut appeler boucherie de Boffa, raconte les moments difficiles de la folle journée du 06 janvier 2018.

Il était 11 heures du matin quand, mes amis et moi, avons pris la direction de cette forêt à la recherche du bois morts que nous avons l’habitude de mettre à la disposition des nombreux foyers de la capitale sud. Vers quatorze heures, les premiers hommes en armes font leur irruption en demandant de nous mettre à terre chose que nous avons respectée. Ils nous demandé si nous avions des portables par devers nous, certains de mes amis ont remis les leurs. Quand je leurs est dit que je n’en avais pas, un des hommes en arme m’a mis son fusil sur la tête en disant si tu ne sort pas ton téléphone, je t’abats tout de suite, après m’avoir fouillé il s’est rendu compte que je disais la vérité. Ils nous demandaient de les suivre jusqu'à un arbre ou certaines personnes étaient là rassemblées je ne peux pas vous dire le nombre  de personnes qui étaient là parquées comme des animaux et c’est le moment que d’autres hommes en armes apparaissent. Il était 15 heurs trente lorsque les choses ont commencées a ce compliquées pour nous. Ils nous demandaient de nous coucher et lorsqu’ils ont commencé à abattre les premiers, je me suis dit dans la tête qu’il fallait tenter le tout pour le tout. Je me suis relevé puis, j’ai pris la décision de m’enfouir car je ne voulais pas être tué comme une poule, et quand ils se sont rendus compte de ma fuite, les balles sifflées tout au tour de moi je priais Dieu pour qu’il me sauve. D’autres hommes en arme m’ont suivit n’eut était la chance, ils m’auraient trouver car après quelques mètres de course, j’ai changé de tactique car, les herbes étaient touffues et j’ai utilisé  la méthode militaire en rampant et c’est comme ça que certains sont passés tout prés de moi me croyant touché. Ils ont rejoint leurs camardes et quelques minutes d’attente dans les herbes, j’ai vite compris que la situation m’était favorable et c’est comme ça que j’ai rejoint les rizières puis donné l’alerte.

Il faut surtout signaler, que des femmes étaient dans le lot des personnes arrêtées mais aussitôt relâchées. Signalons que tous les corps n’ont pas été enterrés ce dimanche, d’autres le seront ce lundi 08 janvier 2018 dans la matinée.

                    

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