Le viol des malades mentaux: Malick Diagne sociologue «le viol des malades mentales constitue un crime social social»

 

Par Ibrahima DIA

Le viol des malades mentaux constitue un crime social, dans la mesure où, la société en est doublement responsable. D’abord, parce que sa propension traduit, sans nul doute, la faillite de la société et de ses structures de santé publique dans leurs rôles de protection et de prise en charge d’une couche sociale prioritaire, particulièrement vulnérable et sensible. Ensuite, du fait que la société a sécrété, de différentes manières, les malades mentaux actifs et non étiquetés comme tels, qui sont les auteurs directs de ce viol d’un autre genre.

Certains d’entre eux sont les bras armés d’un charlatanisme gangréneux, une puissante machine d’embrigadement et de contrôle de la société que nous avons laissé prospérer, qui promet aux instables d’esprit et aux ambitieux en mal de repères, tous les attributs du bonheur terrestre (richesse, notoriété, positions de pouvoir, etc.) au prix d’offrandes sataniques (nécrophilie, zoophilie, accouplement avec des malades mentaux, des femmes enceintes ou en état de menstruation, etc.). D’autres sont porteurs d’une sexualité débridée qui est la résultante d’une socialisation défaillante. En conclusion, on peut retenir que, quelles soient les motivations individuelles des auteurs de ces forfaits, le véritable coupable reste, en définitive, la société. 

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