Popenguine: Un exemple pour la cohabitation religieuse 

 

Yacine NDIAYE (Actu24, THIÈS)

La particularité de la ville de Popenguine par rapport aux autres villages de la commune dans le cadre de la cohabitation religieuse est qu’il y'a une parfaite harmonie entre chrétiens et musulmans.

Cela remonte aux temps de leurs grands-parents qui ont autorisé les missionnaires a y installé comme écrit dans l’historique. Pour eux, la religion est quelque  chose de sacré.  Et selon les anciens, il est dit dans la bible et dans le coran que chaque être humain doit respecter et aider son prochain. Et partant de ce constat, cette  population dit que la religion ne doit pas être un moyen pour nous diviser mais ça doit nous unir comme la pseudo-étymologie «religaré»  qui veut dire (relier). Donc, on peut noter que la religion est une composante universelle de la vie sociale dans la mesure où elle est une organisation sociale. L’interaction ou la cohabitation entre catholique et musulman à Popenguine est rendu plus facile grâce aux liens de parentés qui existent entre les familles. Car dans chaque famille qui se trouvent dans ce village, il ya des catholiques et des musulmans donc cette cohabitation est devenue une culture en eux et ils se comprennent dans les moindres faits et gestes. Pour eux, il n’ya pas lieux de dialogue et de tolérance parce qu’ils ont dépassé cette state de leurs vies sociales, mais à l’instant présent ils vivent le respect entre les deux religions. Pour vous montrer comment ces populations vivent ce respect des religions. Je vais prendre l’exemple du pèlerinage marial de Popenguine. Durant cet évènement, pour la préparation comme le nettoyage des lieux, les problèmes d’eaux, d’assainissements, d’hébergements et d’électricité sont pris en charge par une commission locale au pèlerinage dont le président est un musulman et la majorité de cette commission est musulmane. Même pour le nettoyage du sanctuaire et du village ce sont les femmes du village de Popenguine escale et de Popenguine sérère qu’elles soient chrétiennes ou musulmanes qui se partagent le travail c'est-à-dire faire le «set setal» ensemble. Cette harmonisation de la vie sociale est surtout due aux liens de parenté qui existe dans ce milieu entre catholique et musulman. C’est ce que Chérif Elvalide Sèye appelle la «famille village». On peut prendre l’exemple du cardinal Thiandoum dont son grand-père maternel Alassane Gaskel Sène était l’Imam en même temps chef de village. Il a aussi joué un rôle important dans l’implantation de l’islam à Popenguine. De ce fait, on peut dire que le dialogue religieux est encré aux populations de ce village. La maison de naissance du Cardinal Thianoum est juste à côté de la mosquée du village. L’église et la mosquée sont dans le même  quartier  et sont distants d’une centaine de mètre. A Popenguine, on trouve dans une même famille des frères et sœurs les uns sont catholiques les autre musulmans. Chacun vit sa conviction religieuse tout en respectant celui des autres.

C’est pourquoi, ils ne sont plus en phase de dialogue mais ils cultivent un respect mutuel les uns envers les autres. Donc, on peut dire que le dialogue religieux est devenu une culture de ces populations. C’est ce qui serait probablement un atout pour qu’ils puissent régler leurs problèmes et leurs différences.

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