Sénégal-Hivernage 2017: L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) se penche sur la pluviométrie

 

Par Maïmouna SY

L’atelier de diffusion et de partage de la prévision saisonnière des précipitations de 2017 s’est ouvert ce jeudi 15 Juin à Dakar. Dans le cadre du projet des services climatiques pour l’augmentation de la résilience au sahel (SCRS) appuyé par l’USAID, cet atelier a pour objectifs de partager les résultats de la prévision saisonnière des précipitations 2017 et la mise a jour, d’échanger de façon exhaustive sur les implications potentielles dans les secteurs d’intervention des partenaires et les mesures à prendre et enfin de rapprocher les producteurs d’information climatique aux utilisateurs.

La rencontre a été présidée par Mme Zeynab Mbengue Wane, représentante du ministre du tourisme et des transports aériens. Le Sénégal fait partie des pays de l’ouest du continent qui sont confrontés à de réels problèmes climatologiques dû aux changements climatiques que subit le monde tels que les inondations, les vagues de chaleurs, l’instabilité du climat entre autres. Dès lors avec l’approche de l’hivernage, il est important de présenter des programmes prévisionnels à la population sénégalaise pour limiter les dégâts liés à cette saison. Ainsi Mme Marianne Diop GANG, Directrice de l’exploitation de la météorologie à l’ANACIM nous étale les premières prévisions, «pour cette année on s’attend à une année plutôt normale à humide mais ce ne sont que des prévisions probabilistes, donc on a à peu prés 40 à 60% de chance pour qu’on ait une année qui dépasse la normale. Une première prévision avait été élaborée au mois de Mai, mais en ce moment les prévisions n’étaient pas très claires. C’était un peu hasardeux de prononcer la prévision saisonnière qui est sur trois mois donc assez difficile. Donc il ne peut être que probabiliste».

Au Sénégal la majeure partie des activités économiques tournent autour de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche qui sont tributaires de la variabilité pluviométrique. «a ce propos, il importe de noter que le Sénégal est entrain de mettre en place le cadre institutionnel des services climatiques qui comme vous le savez, concerne les secteurs prioritaires, a savoir l’agriculture et la sécurité alimentaire, l’élevage, la Pêche, les ressources en eau, la Gestion des Risques et Catastrophes, la Santé, l’Energie et le Tourisme. Un projet d’arrêté primatorial d’institution de ce cadre, est en cours d’élaboration», en atteste la représentante du ministre du tourisme et des transports aériens, Mme Zeynab Mbengue Wane.

Toutefois avec les phénomènes météorologiques que le pays a connu, les populations sont soucieux de l’hivernage qui s'approche et s’attendent a ce que les résultats des prévisions à venir soit favorables.

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