Sénégal-Journée des forces armées édition 2016: La grande muette au chevet de l’environnement dans la partie sud du pays

 

Par Samsidine NIASSY (Actu24, ZIGUINCHOR)

Contribution des forces armées sénégalaises dans la protection de l’environnement tel est le thème que la grande muette a choisi cette année pour jouer sa partition dans la protection de la nature.

En effet, le choix du thème est dicté par la prise en compte des menaces environnementales multiformes auxquelles les forces armées sont confrontées dans l’exécution de leurs missions.

Selon le commandant de la zone militaire No 5 le colonel Fulgence Ndour, les armées sont désormais appelées, en plus de leurs rôles traditionnel qui est la défense du territoire national face aux agressions extérieures, à contribuer à la sécurité collective ainsi qu’à la sécurité humaine. Et depuis plusieurs années, la dégradation galopante de l’environnement due à l’effet de serre, à la destruction de la couche d’ozone, au déboisement, à la pollution des eaux et à la course effrénée à la consommation, constitue une menace majeure pour la planète, conscientes de la nécessité d’affronter cette menace et s’appuyant sur leur maillage du territoire nationale. Les forces armées sénégalaises, s’investissent chaque jour davantage dans la protection et la restauration de l’environnement dégradé, en appoint des services de l’Etat en charge de la protection de l’environnement. C’est dans cette même veine que l’armée de l’air s’est dotée d’un jardin botanique avec pour objectif de permettre à chaque militaire de cette armée de planter un arbre tous les deux ans et de l’entretenir. Des arbres de diverses espèces sont ainsi choisis en fonction de leur utilité et plantés dans un espace contribuant à la restauration de l’environnement dans cette partie de la capitale sud du pays. La protection des ressources halieutiques demeure une priorité pour l’Etat du Sénégal. Face notamment à la pêche illégale non déclarée et non réglementée ferait perdre à notre économie des dizaines de milliards de FCFA chaque année. Face à ce fléau qui contribue à la raréfaction des ressources halieutiques, la marine nationale effectue au quotidien des missions de surveillances qui ont permis au cours de l’année 2015 de contrôler plus de 2300 navires et embarcations. Dans la partie sud du pays, les forces armées ont procédé, entre février 2015 et octobre 2016 à des saisies d’importantes quantités de bois mais aussi du matériel des trafiquants. D’autre part, la dépollution terrestre et maritime est prise en compte.

C’est dans ce cadre que la direction du matériel des armées, en plus d’assurer la dépollution des champs de tir, s’active, en parfaite  synergie avec des sociétés de la place, dans la régénération des huiles usagées, le recyclage des batteries, pneumatiques et des moteurs en fin de cycle a-t-il conclu.

                   

Commentaires