La love story entre Carmelo Anthony et les Knicks touche à sa fin

 

Transféré des Denver Nuggets aux Knicks en février 2011 pour redorer le blason new-yorkais, Carmelo Anthony ne semble plus en odeur de sainteté à Big Apple. Celui qui a été choisi pour reconstruire la franchise semble même poussé sur le départ, un transfert semblant imminent. Retour sur un échec.

"Je ne t'aime plus mon amour"... voilà comment l'on pourrait résumer la présence de Carmelo Anthony aux New York Knicks. Surtout selon Phil Jackson. Le grand manitou, ancien entraineur des Bulls de Jordan et Lakers du duo Shaq-Kobe, est devenu le président des Knicks en mars 2014. Ses premières décisions ont été de faire table rase du passé: exit les coachs, nombreux transferts,... Le "Zen Master" repart de zéro à New York. 

Que faire de Carmelo Anthony ? 
Superbe finisseur et talentueux scoreur, "Melo" reste un joueur propice à jouer sa propre carte en isolation, mais aussi peu impliqué en défense et qui manque de leadership. Les dernières rumeurs et déclarations laissent pointer un début de procédure de divorce entre les deux. Au point que Carmelo Anthony pourrait accepter d'être transféré. Car, comme un nombre restreint de grandes stars, le natif de Brooklyn peut refuser un transfert si la destination ne lui convient pas. Qui est en tort ? Le travail de sape de Jackson a-t-il pour but de lasser sa "star" pour le pousser à la sortie ? De son côté, Melo se doit garder le beau rôle en se focalisant sur New York. 

"Quand on perd, c'est à cause de moi, quand on gagne, c'est eux. C'est comme ça que je le ressens". Ce n'est en tout cas pas à Big Apple qu'il réalisera son rêve de gagner le titre NBA. Et à 32 ans, il n'a plus de temps à perdre. Les rumeurs font état d'un intérêt de sa part pour les Clippers où joue son pote Chris Paul et les... Cavaliers de son ami LeBron James. Mais si "Mr Clutch" souhaiterait y aller, cela ne semble pas réciproque, un échange à Cleveland contre Kevin Love aurait été refusé par la franchise de l'Ohio. Mais avant de parler du futur de Melo, jetons un œil sur son bilan avec les Knicks. 

Un bilan comptable misérable
"Proche du néant". Sans détour, Julien Barthélémy, président de l'association de supporters Knicks Nation France, tire un trait sur Carmelo Anthony. "Il n'a jamais réussi à mettre ses performances au service du collectif. Melo est un échec à New York" ajoute-t-il encore. En analysant les résultats de la franchise depuis son arrivée en cours de saison 2010-2011, difficile de lui donner tort.  Anthony n'a pu aider à qualifier les Knicks en playoffs que trois fois pour deux éliminations au premier tour, avec une seule victoire en deux ans. Si la troisième qualification pour les playoffs en 2013 voit les Knicks battre les Celtics au premier tour, ce ne sera qu'un feu de paille et le chant du cygne pour Melo & co. Depuis lors, des bilans comptables faméliques où les Knicks n'ont jamais été en mesure de se battre pour les playoffs. Tout n'est pas non plus à mettre sur le dos de Carmelo Anthony, les stigmates des précédents managers se ressentant encore des années après tout comme l'obstination de Phil Jackson à vouloir jouer selon un schéma de jeu bien précis. Sans oublier que Melo a connu cinq différents coachs. 

Des performances individuelles
En quinze saisons NBA, dont huit à Denver et sept à New York, Carmelo Anthony a toujours alimenté le marquoir, de manière régulière. 24,8 points en moyenne et des pointes à 28,7 et 27,4 de 2012 à 2014. En 2014, Melo plante 62 points face aux Bobcats de Charlotte (aujourd'hui renommés Hornets). Maintes fois, dans les dernières secondes, c'est vers son joueur vedette que les Knicks se reposent, à raison. Maintes fois, Carmelo Anthony a également tendance à se reposer en défense, une valeur autrefois symbolique des New York Knicks. 

Merci et au revoir
Tout laisse donc croire que Carmelo Anthony a fait son temps aux New York Knicks. Joueur star de la NBA, sans être au niveau d'un LeBron James ou d'un Dwyane Wade draftés la même année que lui, Carmelo Anthony est le joueur idéal pour venir renforcer une équipe, pas pour construire autour de lui. Si Cleveland n'en veut pas contre Kevin Love, peut-être que les Clippers, en manque de véritable scoreur, pourront lui offrir une porte de sortie d'ici au 23 février, date limite des transferts NBA. Sinon? La procédure de divorce entre Melo et les Knicks ne se fera pas à l'amiable. New York pourra ensuite construire sur le Letton Kristaps Porzingis, le futur de la franchise.

Commentaires